Journal, 1ère page :

Journal, 1ère page :
Cher Petite Journal,
Aujourd'hui, tu vas devenir l'un des mes amis les plus proches,
J'espère que tu veux bien.
Je vais d'abord me présenter :
Je n'ai pas de prénom, ni d'âge. Je vis là ou peut-être là-bas qu'importe, je ne sais pas qui je suis... J'ai seulement une identité, enfin je crois.
Alors je vais te confier mes secrets et ma vie,
Aujourd'hui, je suis allée me recueillir sur la tombe de Mademoiselle.
Il n'y avait pas une seule fleur, l'auraient-ils oubliés ?
Moi, je lui ai apporté 21 roses blanches. 21 je pense que tu sais pourquoi et roses blanches pour le respect que je lui porte.
J'ai du rester au moins trois heure avant de pouvoir quitter le cimetière.
J'ai du verser 2 ou 3 larmes devant, c'était juste pour ne pas en verser beaucoup plus.
C'est aujourd'hui aussi que j'ai retrouvé ma petite poupée,
Elle tenait encore son violon, elle était si mignone...
Elle m'attendait, assise dans l'ombre de la malle. Je croyais l'avoir perdu il y a bien lontemps mais non, elle m'attendait sagement là, chantant cette petite mélodie, douce comme le vent.
Je l'ai recoiffé, ses anglaises étaient presque parti,
Puis, nous sommes aller lui choisir une nouvelle robe.
Ah oui, je voulais aussi te dire que je tenais beaucoup à certaines personnes,
Je ne pourrais pas te dire pourquoi je les aime autant, c'est tout nouveau !
Ils sont vraiment adorable. Enfin, de toute façon, ça ne s'explique pas.

# Posté le mardi 09 novembre 2004 15:10

Modifié le mardi 09 novembre 2004 15:30

Journal, 2ème page :

Journal, 2ème page :
Bonjour cher journal,
Hier, j'ai fait un rêve assez spécial...
Je savais pas vraiment où je étais, c'était bizarre !
Il faisait noir. La pièce était très sombre, seulement éclairer des trois bougies déjà consumées par le temps d'une nuit passée trop rapidement.
Il était devant moi, le visage éclairé faiblement par l'une des bougies, posée sur le côté de la pièce...
J'avais commencé à retirer un à un les boutons de mon chemisier, le premier, le second et tout le reste, sauf un.
Lui, il retirait son t-shirt. Puis, il s'est approché vers moi, a essayé d'ouvrir le dernier bouton avec ses dents...
A cet instant, je me trouvais nue devant lui...
Il s'est approché de moi, doucement...
Nous étions serrés l'un contre l'autre, corps à corps...
Il a passé sa main froide sur le bas de mon dos, caressant tendrement ma peau...
Je soufflais sur son cou à chacune de ses caresses.
Il a commencé à m'embrasser sur la bouche... puis il descendait... mon cou, mes épaules etc...
Je frémissais à chacun de ses baisers...
Et là... STOP

# Posté le vendredi 12 novembre 2004 12:53

Modifié le vendredi 12 novembre 2004 14:46

journal, 3ème page :

journal, 3ème page :
Pain inside keep me alive... Sweet Revenge !
Cher journal, aujourd'hui je vis au rythme de cette chanson...
Le ciel est tout gris, le vent souffle et me chuchote des cris,
De haine, d'amour, de souffrance, de vie, d'ignorance, de suicide ?
Tellement de sentiments, de regrets, de crimes volent dans les airs...
Un rejet de la société que je n'ai pas supporter.


Inconnu aux yeux de tous sauf peut-être aux yeux de la vie.
Secrets, insultes, solitudes même si l'on est toujours seul... parfois on a besoin d'un soutien qu'on a pas forcément, coups, éducations, c'est devenu très vite une habitude de vie...
Refus de manger, de dormir, refus de vivre, j'étais jeune, j'étais inconsciente et encore fragile...
Ils en ont profités.
Je me souviens, lorsque j'étais à l'école, pendant la récréation, tous les autres s'amusaient, ils riaient, plaisantaient, restaient à plusieurs et à l'autre bout de la cour, sur un plot, seule, j'étais là, pendant 9 ans...


Les feuilles tombaient tous les automnes, rousses, jaunis ou encore rouges, c'était beau, puis de toute façon c'était aussi bien, on dit que la parole est source de conflits.
Le printemps, il y avait mon anniversaire, je ne le fêtais pas, enfin si, avec mes parents et mon petit frère. Ca ne servait à rien de toute façon, juste à me dire qu'un jour au moins dans l'année, ma famille pense à moi, c'était déjà bien vu les rapports que j'entretenais avec eux, mais j voyais mes jours défilés, sans que rien ne change.
Les yeux innondés de larmes, je m'enfermais dans ma chambre, allongée sur mon lit, regardant le plafond, je pensais... à quoi ? Je ne saurai vous dire, je sais simplement que j'avais toujours cette petite poupée dans ma chambre, elle me regardait...
Je me disais que c'était l'une des seules personnes qui pouvaient rester dans ma chambre. Elle n'est pas bien grande, mais je m'y sens bien. Il y avait toujours de l'encens ou une bougie allumé, je me disais que j'étais comme la fumée, presqu'invisible.


Toutes les saisons défilaient, et ça n'avait toujours pas changer.
Puis un jour, tu es arrivée...
Etait-ce un hazard ? Je ne saurai te dire.
La première fois que je t'ai vu, tu étais seule devant la fenêtre d'une salle de classe, vêtue d'une magnifique robe, tel une princesse.
Je me souviens, les autres riaient de toi, ils te bousculaient ou t'injuriaient, il y a même une fille qui a coupé un noeuf de ruban noir, à l'avant de ta petite robe...
Mais tu t'en foutais. Tu sais, tu me rappelles la petite poupée que je t'avais offerte le jour de ton anniversaire, le 21 mars, tu vois, je m'en souviens encore !
J'espère que tu te souviens de notre rencontre, ce jour-là, il pleuvait, beaucoup même, tu avais froid. Je me suis approchée de toi, et je t'ai prêté ma veste, elle t'allait vraiment bien tu sais ?! Puis, tu as souri... C'était la première fois, depuis que tu étais ici. Ca m'a fait extrêment plaisir ! Nous ne nous sommes pas échanger de mots ce jour là, sauf ce "merci" qui me tient tant à coeur aujourd'hui, que tu m'as dit en fin de journée avant de repartir.
Le lendemain, je t'ai vu porter un petit ruban jaune, couleur d'une amitié enfin je crois, d'un espoir. J'ai été très touchée. Aujourd'hui, c'est à moi de te dire merci, d'avoir été là pour me guider...

# Posté le samedi 13 novembre 2004 11:22

Modifié le vendredi 26 novembre 2004 17:25

4ème page du journal :

4ème page du journal :
Cher journal,
Aujourd'hui c'est pas mieux que les autres jours...
Il fait toujours aussi froid dans cette vie si monotone,
Les jours s'écoulent sans jamais laisser de trace, à part celle de la solitude.
Toujours ce souffle si froid qui ébranle mon coeur,
J'ai peur que parfois ce ne soit le dernier et que je n'ai pas eu le temps de te montrer l'importance que tu as à mes yeux...
Tous les jours, sans jamais ouvrir la bouche,
Je préfère encore ne rien dire.
C'est aussi bien ainsi,
Je me demande encore si demain tu seras encore là,
Si tu as compri que chaque jour est de plus en plus dur en pensant à toi,
Ca t'es peut-être égal, mais là se joue un jeu trop important pourtant tu l'ignores encore.
Chaque jour, j'écoute...
Et chaque jour, j'entends la dérision de leur vie,
Chaque jour, j'essaie de garder le sourire, même quand je suis au bord des larmes.
Quand même la vie n'est plus un support, tu cherches l'endroit où un jour tu pourras t'éterniser...
Le souvenir de nos instants courts mais si intenses,
L'espoir de te retrouver, lentement s'évapore...
Pourtant je continue à espérer que très vite va arriver de nouveau notre rencontre.
Le temps continue à passer,
Chaque jour devient de plus en plus dur,
Insomnie, Fatigue, Prise de tête, Pleure, Déprime...
Le vent si glacé me donne sa main,
Il m'amène alors plus proche chaque jour de la fin.
On voit la pluie qui tombe,
Le ciel pleure, il n'a plus envie de croire,
Qu'un jour, il ne souffrira plus,
Qu'un jour malgré sa douleur, on verra enfin briller le bleu de son espoir.
Le sentiment qu'un jour, il ne pleurera plus notre tristesse.
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# Posté le mercredi 17 novembre 2004 15:58

Modifié le mercredi 17 novembre 2004 17:06

5ème page du journal :

5ème page du journal :
Cher journal, comme chaque jour je me lève,
Et comme chaque jour j'espère,
Tout et son contraire.
Aujourd'hui mon cher journal,
Je continue à essayer de perdre ma jalousie, c'est dur...
Chaque jour, je me mets à l'épreuve et souvent je n'en dors pas de la nuit.
Enfin de toute façon, c'est de ma faute.
C'est de ma faute si jfais souffrir les gens que j'aime,
C'est de ma faute si j'ai pas la force de continuer à les aider,
C'est de ma faute si mes parents sont si malheureux,
Ma faute si je pourris ma vie...
J'veux continuer à les écouter, à les aider, à les soutenir même si ils n'en ont pas besoin... Je veux pouvoir être là, s'ils en ont besoin...
Je dois continuer, mais je n'y arrive plus,
Aujourd'hui aussi, il pleut...
Y'a tellement de choses que j'aimerai changer, et pour commencer, sur "moi".
Tous les jours, on lutte pour obtenir, ne serait-ce qu'un tout petit moment de gaieté.
Puis, tu te rends compte que tu peux pas l'avoir, mais tu continues d'espérer, tu continues à t'illusionner...
Je vais te raconter le rêve que j'ai fait la nuit dernière,
Tu étais là, puis, je me suis approchée pour t'embrasser mais...
Je ne l'ai pas fait, j'ai à peine froler tes lèvres et je me suis retournée, toutes les fenêtres se sont ouvertes, j'ai couru et je suis partie...
Tu n'as même pas tenté de me rattraper.
Enfin bon, je me suis levée en larme, comme tellement de jours...
Après tout, j'ai pas non plus le droit de me plaindre, je ne vis pas la guerre, j'ai un endroit où je peux vivre, des amis sur lesquels je peux compter malgré toute la distance qui nous sépare.
Alors j'aimerai les remercier, déjà de me maintenir en vie,
Et ensuite, pour tellement de choses...

Vivre, c'est vendre son âme à la déprime...
C'est tenir à seulement un fil,
En essayant d'être ce que l'on voudrait paraître...
Vivre c'est aussi partir dans une voix sans retour,
Demeurer la peine que l'on afflige,
Et contenir tout la haine que l'on obtient,
En respirant du poison et en devenant une machine.

C'est tellement dur à dire,
Nul mot ne pourrait la décrire,
Un remise en question perpétuelle,
Une main tendue dans la vide,
Perte de connaissance,
Liée à une trop grande oppression,
Un avenir déjà tracé, par le goût de la vengeance.
Un repli de soi-même conduit par l'incapacité,
Pour s'achever dans la souffrance.

Aussi journal,
Pourquoi ne nous comprennent-ils presque jamais ?
Ils le savent peut-être pas mais bon...
Parfois juste un mot,
Un geste ou une preuve, ça fait tellement de bien.
Toujours, tu en fais...
Et toujours tu as l'impression que tout n'a qu'un seul sens,
Le tien, et que dans le leur, ils en ont rien à faire.
Petit journal, tu sais parfois je me demande si les personnes à qui je tiens tellement tiennent elles aussi à moi...
Je ne devrais peut-être pas, mais cette question tourmente mon esprit.

Parfois, t'arrives à te demander comment ils réagiraient si tu disparaîssais,
Quel réaction ils pourraient avoir ? Et si au moins c'est sincère...
C'est bête, mais parfois tu aimerais savoir si tu comptes réellement pour eux...

# Posté le dimanche 21 novembre 2004 06:43

Modifié le lundi 20 décembre 2004 12:44